14/10/2026
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Le secrétaire général du MENFOP, M. Mohamed Abdallah Mahyoub, a parrainé la cérémonie de lancement des ateliers nationaux d’expérimentation du module de formation des intervenants en alternatives éducatives. L’événement qui s’est déroulé au Centre de formation de l’éducation nationale (CFEN) a réuni une vingtaine d’enseignants, de chefs d’établissements scolaires et de conseillers pédagogiques. Mme Neima Ismail Hassan et Abdi Dirir Guirreh, respectivement directrice générale du CFEN et conseiller technique du ministre, ont prononcé des mots de bienvenue bien sentis à l’endroit des participants et de l’expert de la CONFEMEN.

Mme Ayane Osman Abrar, conseillère technique au MENFOP et correspondante nationale à la CONFEMEN, a rappelé que cet atelier arrive « dans la continuité de l’atelier national sur la professionnalisation des intervenants en alternatives éducatives, organisé en août dernier », une première rencontre qui avait « permis de compléter l’état des lieux de la situation à Djibouti et de mieux cerner les besoins en matière de formation et de renforcement des compétences ». L’occasion pour elle de mettre l’accent sur l’intérêt de cet atelier qui permettra de « mettre ce module à l’épreuve du terrain, d’en apprécier la pertinence, le contenu et l’adéquation avec les réalités professionnelles, afin de l’améliorer avant sa mise en œuvre ». D’où son appel à l’ensemble des participants de partager leurs expériences concrètes et leurs expertises de terrain en leur qualité de praticiens de l’exercice pédagogique.

  1. Abdoulaye SON, conseiller technique dépêché par la CONFEMEN, a rappelé l’ambition du projet régional « Professionnalisation des intervenants en alternatives éducatives » mis en œuvre grâce au mécanisme d’appui aux pays (MAP) du programme KIX et coordonné par la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN). Il a insisté sur la professionnalisation des intervenants, qui constitue une condition essentielle pour améliorer durablement la qualité des apprentissages, renforcer la crédibilité des dispositifs alternatifs et favoriser leur intégration dans les politiques éducatives nationales.

À tout seigneur tout honneur, le secrétaire général, Mohamed Abdallah Mahyoub, a conclu les interventions officielles.  Il a rappelé comment l’intérêt des alternatives éducatives qui « constituent des dispositifs de « seconde chance » destinés notamment aux enfants et adolescents non scolarisés, déscolarisés ou en situation de vulnérabilité éducative ». Il a rappelé qu’elles « offrent des parcours souples et adaptés favorisant l’acquisition des apprentissages fondamentaux, la réintégration scolaire, la poursuite d’études, l’accès à la formation professionnelle ou encore l’insertion socioprofessionnelle ». Il a souligné l’extrême importance pour ces dispositifs de répondre aux impératifs de qualité et d’efficacité qui dépendent des compétences des femmes et des hommes qui les mettent en œuvre au quotidien.

Les travaux de l’atelier qui vont se poursuivre jusqu’à jeudi sont animés par un expert consultant national, en l’occurrence M. Saleh Ali Dimbio, conseiller pédagogique de vie scolaire sous la supervision de Mme Ayane Osman Abrar, correspondante nationale pour la CONFEMEN, et Abdoulaye SON, conseiller et expert à la CONFEMEN, et Mme Asma Djamal Mohamed, cheffe de service de l’éducation.

La cérémonie de clôture de la semaine nationale de l’enseignant était couplée avec la seconde journée nationale de l’innovation et de la recherche-action organisée pour la deuxième fois par le CFEN sous la houlette du MENFOP et le soutien de l’UNESCO. Ces deuxièmes journées ont été placées sous la thématique de l’innovation pédagogique à l’ère de l’IA. Trois panels animés par des experts et des enseignants ont été organisés autour d’une série de thématiques autour de la transformation pédagogique avec l’IA.

Un premier panel s’est penché sur l’IA et le développement professionnel des acteurs de l’éducation. Il a mis le focus sur comment l’IA transforme les tâches et les compétences de l’enseignant. M. Houssein Abdi Ahmed de l’école primaire de Yoboki, à Dikhil, a tenté de proposer des pistes de travail sur cette question. Ensuite, c’est Mme Fatouma Daoud Omar de l’École d’excellence qui a étudié la question de la formation à l’IA générative par l’ingénierie pédagogique.

Et enfin, le Dr Mahmoud Mohamed Abdi, formateur au CFEN, qui a proposé des pistes de réflexion sur le développement de l’intelligence pédagogique de l’enseignant à l’ère de l’IA. Enfin, une question centrale pour la cellule de langue arabe du primaire du CFEN a été étudiée, à savoir quels besoins de formation à l’IA pour les enseignants d’arabe du primaire.

Un second panel s’est quant à lui intéressé à l’IA, son éthique, son inclusion et sa gouvernance. Il a été animé par M. Ramahandry Lalasoa du lycée technique de Gabode qui a proposé des idées sur l’adaptation des ressources avec l’IA pour rendre les apprentissages plus accessibles. M. Idriss Zinoua Hachem, enseignant-chercheur à l’école privée arabophone Aboubaker Al Sidik (EduTrust RAG), a pu vérifier les sources et préserver la supervision humaine dans l’usage de l’IA. Enfin, Mohamed Hassanle Walho de l’EBT de Tadjourah a étudié la conception des ressources pour les jeunes enfants avec une utilisation encadrée de l’IA.

Le troisième panel 3 a étudié l’IA sous l’angle de l’innovation et de la recherche-action. Faycal Omar Doualeh, formateur au CFEN, a étudié la conception d’une alerte précoce du décrochage pour déclencher un accompagnement. Son collègue Mohamed Nour Weirah, également formateur au CFEN, a étudié la conception d’une plateforme adaptative pour les élèves à besoins éducatifs particuliers. M. Wilsan Mahdi Moussa de l’école primaire d’OBOCK 1 a proposé un QUIZZ IA pour organiser des activités collectives avec un équipement limité. Et enfin, Ismael Guedi Allaleh a proposé « SimuGénie-AI » pour faire collaborer les filières techniques.

Les trois panels ont nourri les discussions et les échanges durant toute l’après-midi. Puis une synthèse et des recommandations ont été faites de cette longue séquence d’échanges et de réflexions.

Le secrétaire général du MENFOP, Mohamed Abdallah Mahyoub, a officiellement clôturé les panels de discussions en fin d’après-midi. L’occasion pour lui de souligner la place fondamentale de l’enseignant qui est « celui qui accompagne et fait grandir les élèves pour susciter des vocations parmi eux, ce qu’aucun algorithme ne peut faire », a-t-il insisté. Il a rappelé que les journées nationales de l’innovation et de la recherche-action tendent toutes à traiter des problématiques vécues en classe, ce qui facilite la conception de solutions développées par l’IA conformément au contexte local. Le Centre de formation de l’éducation nationale est l’incubateur où sont centralisées les journées nationales d’innovation et de recherche-action, ce qui leur donne un caractère extrêmement propice au développement de solutions dans le contexte national.

 

 

 

 

 

 

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