Le site d’art rupestre d’Abourma poursuit son chemin vers une éventuelle inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Au cœur de cette démarche, une mission d’évaluation de l’ICOMOS a mobilisé, ce mardi, les autorités administratives, les élus régionaux et les acteurs de la société civile autour d’un objectif commun : faire reconnaître la valeur universelle de ce patrimoine et ouvrir de nouvelles perspectives de développement pour la région de Tadjourah.
À l’arrivée de la délégation dans la ville de Tadjourah, le préfet, M. Mohamed Houmed Abass, lui a réservé un accueil cordial et a réaffirmé sa pleine disponibilité à accompagner les travaux de la mission et à en faciliter le bon déroulement.
En fin de matinée, la délégation a rejoint le Conseil régional de Tadjourah. Son président, M. Idriss Ambassa Mohamed, a accueilli les participants dans une atmosphère chaleureuse, avant une réunion organisée dans la salle de délibération de l’institution, en présence de plusieurs membres du Conseil régional.
Au-delà des échanges protocolaires, la rencontre a permis de mettre en avant les enjeux patrimoniaux, institutionnels et économiques liés à l’avenir d’Abourma. Le président du Conseil régional a assuré l’expert de l’ICOMOS et l’ensemble de la délégation de sa pleine mobilisation pour contribuer à la réussite de l’évaluation.
Pour les responsables régionaux, l’enjeu dépasse la seule reconnaissance d’un site historique. L’inscription d’Abourma au patrimoine mondial de l’UNESCO représenterait une perspective importante pour Tadjourah, avec des retombées attendues en matière de développement des infrastructures, de promotion touristique et d’activités économiques au profit des populations locales.
La visite de site Abourma a ainsi illustré la convergence des acteurs institutionnels et associatifs autour d’un dossier à forte portée culturelle et territoriale. Des autorités administratives aux élus régionaux, en passant par les représentantes de la société civile, les échanges ont fait ressortir une volonté commune de soutenir la mission d’évaluation et de promouvoir le site d’Abourma.
L’éventuelle inscription sur la Liste du patrimoine mondial constituerait une reconnaissance internationale majeure pour ce patrimoine rupestre. Elle ouvrirait également des perspectives pour la valorisation touristique de la région, tout en renforçant la nécessité de préserver le site et de veiller à ce que les bénéfices attendus profitent durablement aux communautés locales.
À Tadjourah, l’ambition autour d’Abourma prend ainsi une dimension collective : préserver un héritage historique, faire rayonner le patrimoine national et inscrire sa valorisation dans une perspective de développement régional. La mission d’évaluation de l’ICOMOS constitue une étape dans ce processus, dont l’issue reste liée à l’examen du dossier et à la décision relative à une éventuelle inscription par l’UNESCO.
La ministre de la Jeunesse et de la Culture, Son Excellence Madame Fardouza Moussa Egueh, a salué les objectifs et la mobilisation de la population de cette région dans le cadre d’une étape cruciale d’Abourma en vue d’une ouverture diplomatique culturelle internationale.