Une délégation de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, conduite par son président, s’est rendue à Obock pour s’informer de la situation des migrants et des réfugiés.
Reçue par le préfet, elle a échangé avec les représentants du ministère des Biens Waqfs, de l’ONARS, des forces de sécurité et du Croissant-Rouge djiboutien. Le coordinateur national du programme GIZ-BMM, partenaire de la CNDH sur les questions migratoires, accompagnait la délégation.
La Commission a salué les efforts du gouvernement et la mobilisation des autorités locales pour faire face à cette situation humanitaire.
La délégation s’est ensuite rendue sur la plage de Guhere, lieu du naufrage survenu dans la nuit du 8 au 9 octobre, dont le bilan fait état de 139 morts.
Dans le recueillement, la CNDH a rendu hommage aux victimes et exprimé sa solidarité avec leurs familles. Elle a salué l’engagement des équipes du Croissant-Rouge djiboutien, qui ont notamment contribué à l’inhumation des dépouilles dans le respect de la dignité humaine.
Au centre de Markazi, la délégation s’est informée des conditions d’accueil des réfugiés fuyant la guerre au Yémen, parmi lesquels de nombreuses femmes et des enfants.
Face à l’importance des besoins, la Commission a salué les efforts du gouvernement, à travers notamment l’ONARS, ainsi que la mobilisation des institutions des Nations Unies et des partenaires humanitaires pour accueillir et protéger ces populations.
Elle a souligné la nécessité de renforcer les moyens disponibles afin de garantir un accompagnement adapté aux personnes les plus vulnérables.
À l’issue de cette visite, la CNDH a appelé à renforcer la solidarité nationale et internationale et à soutenir les efforts déjà engagés.
Elle a réaffirmé son engagement à promouvoir et à protéger les droits des migrants et des réfugiés, dans le respect de la dignité de chaque personne.