14/10/2026
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Les Assemblées annuelles du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque Mondiale se sont ouvertes ce lundi 12 octobre 2026 au Centre national des congrès Queen Sirikit de Bangkok, en Thaïlande, et se tiendront jusqu’au 18 octobre 2026. Ce rendez-vous réunit les ministres des Finances et les gouverneurs de banques centrales des pays membres autour des grands enjeux de l’économie mondiale.

La réunion bilatérale avec M. Jihad Azour s’est tenue dans un environnement marqué par une succession de chocs majeurs. Sur le plan mondial, la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz depuis la fin du mois de février a déclenché une crise énergétique d’ampleur, avec un baril de durablement supérieur ou proche de 100 dollars, des tensions sur les chaînes d’approvisionnement et une hausse des coûts du fret et des assurances maritimes.

En mer Rouge, la situation s’est fortement dégradée avec les combats déclenchés par les Houthis à l’autre rive du détroit de Bab el-Mandeb. Cette évolution fait peser une menace directe sur l’une des principales artères du commerce mondial, qui relie l’océan Indien à la Méditerranée via le canal de Suez, aux portes mêmes de Djibouti.

Dans la Corne de l’Afrique, la reprise des hostilités accroît les incertitudes régionales. Pour Djibouti, dont le corridor vers Addis-Abeba constitue le principal débouché commercial, ces développements appellent une vigilance particulière.

La délégation a présenté une analyse détaillée de la situation économique, financière et sociale du pays. Elle a souligné que l’économie Djiboutienne connaît des pressions socioéconomiques majeures en raison du cumul de plusieurs chocs externes, mais a su maintenir une croissance soutenue, révisée à 5,3 % selon le comité de cadrage macroéconomique de Djibouti.

Le MEFI a exposé les mesures prises pour amortir les chocs exogènes : maîtrise de la dépense publique, avec une loi de finances 2026 conçue à l’équilibre ; amélioration de la mobilisation des recettes ; poursuite des négociations sur la dette afin d’en assurer la soutenabilité ; réforme des entreprises publiques et du secteur de l’énergie ; et continuité des opérations des ports de Djibouti, et en particulier de Doraleh, au service des pays de la région.

Les priorités de la Banque Centrale sont déclinées : digitalisation et modernisation du système de paiements à Djibouti, développement de la FINTECH, consolidation des réserves de change en soutien au régime de caisse d’émission, renforcement de la supervision bancaire et poursuite des réformes du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, dans le cadre du suivi renforcé du GAFIMOAN.

  1. Azour a salué la résilience de l’économie Djiboutienne, malgré un environnement mondial et régional particulièrement instable. Il a encouragé les autorités à poursuivre leurs efforts en matière de consolidation budgétaire, de consolidation des réserves et de gestion prudente de la dette.

Les deux parties ont convenu de renforcer leur dialogue ainsi que l’assistance technique du FMI, notamment en matière de réforme des entreprises publiques et de soutenabilité de la dette.

À l’issue de l’entretien, S.E. M. Ilyas Moussa Dawaleh a déclaré : « Dans une région traversée par des crises majeures, Djibouti demeure un pôle de stabilité et une porte d’entrée sûre pour le commerce régional. Nous restons pleinement engagés dans les réformes et dans notre partenariat avec le FMI. »

Fidèle à sa vocation de plateforme logistique, commerciale et financière au service de la Corne de l’Afrique, Djibouti réaffirme son engagement en faveur de réformes ambitieuses, dans le cadre du Plan national de développement 2025-2030 et de la Vision Djibouti 2035.

 

 

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