17/10/2026
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Le ministre de l’Économie et des Finances chargé de l’Industrie, M. Ilyas Moussa Dawaleh, accompagné du Gouverneur de la Banque Centrale de Djibouti, M. Hassan Moussa Yacin, a participé à la réunion des Gouverneurs du Groupe Afrique II, en marge des Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque mondiale qui se tiennent à Bangkok.

Cette réunion s’est tenue dans un contexte international difficile, marqué par les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine, un ralentissement de la croissance mondiale (2,5 % attendus en 2026) et de fortes contraintes liées à l’endettement pour les pays africains. La présidente du Groupe a appelé la Banque mondiale à intensifier la mobilisation de ressources en faveur du continent, notamment pour l’énergie, l’agriculture, l’éducation et la santé.

La rencontre a été marquée par le rapport de fin de mandat de l’Administrateur sortant, M. Harold Tavares. Durant ses deux années de mandat, les engagements IDA en faveur des pays de la circonscription sont passés d’environ 7 à près de 9 milliards de dollars, le nombre d’opérations approuvées de 93 à 153, les investissements de la SFI ont progressé de 70 % pour atteindre 4,6 milliards de dollars, et les garanties de la MIGA ont plus que doublé. Par ailleurs, 17 des 36 pactes nationaux de l’initiative Mission 300, qui vise à raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030, proviennent de pays du Groupe. La réunion a également permis de saluer l’arrivée de la nouvelle Administratrice, première femme à diriger le Bureau depuis la création du Groupe en 1964.

Prenant la parole, le ministre Ilyas Moussa Dawaleh a rendu hommage au travail accompli par l’Administrateur sortant et assuré la nouvelle Administratrice du plein soutien de Djibouti. Fort de quinze années de participation aux travaux du Groupe, il a invité les pays africains à défendre avec fermeté leurs spécificités nationales et régionales, plutôt que de s’aligner sur des priorités définies ailleurs. Il a notamment rappelé la situation particulière de Djibouti, pays de petite taille mais d’importance stratégique pour l’économie mondiale, qui accueille une part importante de réfugiés, en particulier en provenance du Yémen. Il a également souligné la lourdeur administrative de certains mécanismes de réponse aux crises, alors que les conséquences humaines exigent des réponses rapides.

Le ministre a enfin appelé les pays membres à faire entendre leur voix avec détermination dans les enceintes multilatérales, à renforcer les échanges d’expériences et à soutenir activement la reconstitution des ressources de l’IDA.

 

 

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