L’Agence Djiboutienne de Développement Social (ADDS) a organisé, hier matin, au Sheraton Hôtel de Djibouti, une cérémonie de clôture du projet « Mobilisation des communautés pour une meilleure nutrition », consacrée au bilan des actions menées, au partage des résultats et des enseignements tirés, ainsi qu’à la réflexion sur la pérennisation des acquis.
Mise en œuvre par l’ADDS, ce projet s’inscrit dans les efforts visant à renforcer les interventions nutritionnelles et la mobilisation des communautés. Il a notamment contribué à promouvoir des pratiques nutritionnelles favorables, à renforcer les capacités locales en matière de suivi, d’accompagnement et de sensibilisation, et à encourager une meilleure prise en compte des enjeux nutritionnels auprès des mères et des jeunes.
La rencontre a permis de présenter les principales réalisations du projet, les résultats des campagnes de dépistage du retard de croissance, ainsi que des éléments d’évaluation relatifs au tapis de croissance. Les participants ont également été invités à découvrir les manuels consacrés aux plats typiques de Djibouti et à l’éducation nutritionnelle.
Les témoignages des premières mères conseillères et d’une jeune issue des clubs adolescents ont mis en lumière l’importance de l’implication des communautés et des jeunes dans la diffusion des connaissances et l’adoption de pratiques favorables à la nutrition.
Financé par le Fonds japonais pour le développement social (JSDF) à hauteur de 2,5 millions de dollars américains, le projet a ciblé 6 000 bénéficiaires : 3 000 enfants de moins de cinq ans, 1 500 adolescents et 1 500 parents, dans quatre quartiers d’intervention : Arhiba, Bacha-eau, Qarawil et Wahle-Daba. Huit associations communautaires ont également été mobilisées.
Le renforcement des capacités a permis de former 135 agents communautaires et mères conseillères. Par ailleurs, 1 500 jeunes ont été mobilisés à travers les clubs de jeunes nutritions, tandis que 1 243 sessions communautaires ont été réalisées.
En matière de dépistage et de suivi nutritionnel, 2 305 enfants ont été dépistés au niveau communautaire et à travers NutriCollect. Le projet a également introduit 3 000 tapis de croissance comme outil de suivi de la croissance des enfants. À l’issue des activités de dépistage, 532 enfants présentant un retard de croissance ont été identifiés et orientés pour un suivi.
L’atelier a également été l’occasion de partager les enseignements issus de l’expérience du projet et de souligner l’importance de préserver les acquis au-delà de sa période de financement. La pérennisation des actions et la poursuite de la mobilisation des acteurs locaux demeurent des enjeux essentiels pour consolider les efforts engagés.
À travers cette initiative, l’ADDS réaffirme l’importance de l’approche communautaire et de la sensibilisation dans les actions de développement social, en complémentarité avec les efforts des institutions nationales et des partenaires concernés.
L’Agence Djiboutienne de Développement Social (ADDS) œuvre à la mise en œuvre d’actions et de projets de développement social visant à améliorer les conditions de vie des populations, notamment les plus vulnérables.