La république de Djibouti a franchi ce dimanche 13 septembre 2026 une étape importante dans sa stratégie énergétique. Les plus hautes autorités du pays, les représentants du secteur privé et les partenaires internationaux se sont réunis pour une séquence stratégique du Dialogue Public-Privé consacrée à l’énergie.
La rencontre s’est tenue sous un thème sans équivoque : l’énergie, condition essentielle de la transformation économique de Djibouti. Un intitulé qui résume à lui seul l’ambition de l’exécutif, celle de faire de la disponibilité énergétique le socle du Plan National de Développement ADEEG.
Au centre des discussions, une question stratégique : comment faire évoluer le système énergétique national pour accompagner les ambitions de transformation du pays, répondre aux besoins croissants de l’économie et des grands projets, tout en préservant la viabilité financière de l’opérateur public et en garantissant une énergie compétitive pour les entreprises ?
Cette question n’est pas anodine. Le Plan ADEEG mise sur la diversification économique, à travers l’industrie, la logistique, le numérique et le tourisme. Or aucun de ces secteurs ne peut se développer sans une énergie fiable et accessible. L’énergie est ainsi devenue un facteur déterminant pour l’attractivité du pays et la crédibilité de ses ambitions de développement.
Autour de la table figuraient l’État, Électricité de Djibouti, les représentants du secteur privé, ainsi que le Groupe de la Banque mondiale et la Société financière internationale, l’IFC. Deux interventions ont marqué les échanges. M. Ary Naim, directeur de division pour l’Afrique du Nord et la Corne de l’Afrique à l’IFC, a présenté les perspectives de mobilisation du financement privé.
En clôture, M. Ousmane Dione, vice-président régional du Groupe de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, l’Afghanistan et le Pakistan, a réaffirmé l’engagement de son institution aux côtés de Djibouti dans cette transformation.
La séance interactive qui a suivi a permis de dégager un consensus : celui de la nécessité d’avancer ensemble. Deux à trois axes prioritaires ont été identifiés. Ils feront l’objet d’un travail approfondi dans les prochaines étapes du Dialogue Public-Privé.
La rencontre s’est achevée par une photo de groupe et une clôture assurée par le ministère de l’Économie et des Finances. Elle marque, selon les organisateurs, la première pierre d’une feuille de route énergétique nationale, avec un objectif clair : une énergie compétitive pour les entreprises, et durable pour la nation.
Le Ministre de l’Énergie chargé des Ressources Naturelles a exposé les orientations nationales. Il a rappelé que l’accompagnement de la transformation économique passe inéluctablement par une politique énergétique robuste, capable d’absorber la demande future tout en garantissant la viabilité du secteur.
Le Ministre de l’Économie et des Finances Ilyas Moussa Dawaleh a souligné que la diversification économique tant attendue portée par l’industrie, la logistique, le numérique et le tourisme ne pourra voir le jour sans une énergie fiable, accessible et compétitive. L’ambition gouvernementale a-t-il déclaré est claire : mettre en adéquation les besoins croissants des investisseurs avec les réalités techniques et financières du système énergétique national.