18/07/2026
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Il fut un serviteur de l’État, un homme connu de tous, une figure de proue qui aujourd’hui vient de rejoindre sa dernière demeure. Hassan Omar Mohamed Bourhan est décédé ce jeudi 17 juillet 2026 à Paris.

Il naît en 1953 à Tadjourah. Fils et petit-fils de notables, héritier d’un nom déjà inscrit dans les annales du pays, son père, feu Omar Mohamed Bourhan, compagnon de route de feu Hadj Hassan Gouled Aptidon, avait servi l’État dès l’ère coloniale. Cette filiation n’est pas un détail biographique. Elle est la matrice d’un engagement qui traversera quatre décennies.

Le Caire, puis la région parisienne, forment le jeune homme. Mais c’est à Djibouti, en 1977, au moment où la nation choisit son destin, qu’il entre dans l’Histoire, Une nation toute neuve, un homme à peine formé, ils grandiront ensemble. Élu député du Rassemblement

Pour l’Indépendance le 8 mai 1977, il devient, à vingt-quatre ans, le benjamin de la toute première Assemblée nationale. Réélu en 1982, il assume dès les premières heures de la République la responsabilité de représenter son peuple.

En 1987, il fait un choix qui dira tout de sa conception du service public : quitter l’hémicycle pour l’administration. Il rejoint le ministère de l’Intérieur. Ce n’est pas un renoncement à la politique. C’est un déplacement vers l’action. De Tadjourah, où il devient adjoint au Commissaire de la République en 1991, puis commissaire de la République en 1994.  Il apprend l’État par le terrain, dans le district qu’il connaît mieux que quiconque.

L’an 2000, la porte au Secrétariat général du ministère de l’Intérieur, poste de numéro deux, d’un ministère régalien entre tous. Onze années durant, il en tient les rênes discrètes mais décisives.

2011, marque l’accélération. Il est nommé ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Environnement.

Il entre au Bureau politique du RPP. Puis, en avril 2013, l’État lui confie le portefeuille de l’Intérieur et de la Décentralisation, la charge la plus exigeante, celle de la sécurité intérieure et de la paix civile, qu’il portera jusqu’à ses derniers jours de service, avant de se voir également associé, dans la dernière période de sa carrière, aux affaires de la Défense nationale et aux relations avec le Parlement.

Quarante ans durant, Hassan Omar Mohamed Bourhan n’a pas cherché la lumière. Il a servi l’État dans ses fonctions les plus sensibles : celles qui garantissent l’ordre, la sécurité, la continuité de la nation. Les Djiboutiens qui l’ont côtoyé, à Tadjourah comme à Djibouti-ville, retiennent d’abord de lui cette fidélité obstinée à une seule cause : celle de la République.

Aujourd’hui, la nation s’incline devant sa mémoire. À sa famille, à tous ceux qui ont travaillé à ses côtés, Djibouti adresse ses condoléances les plus sincères. Un serviteur de l’État vient de rejoindre sa dernière demeure. Son œuvre, elle, demeure inscrite dans les fondations même de la République.

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