29/08/2026
vlcsnap-2026-08-29-19h06m18s052

Le ministre de l’Énergie, chargé des Ressources naturelles, Dr Djama Mohamed Hassan, a pris part, mercredi 26 août 2026, à Victoria Falls, au Zimbabwe, à la 8ᵉ Réunion ministérielle du Comité régional de l’Alliance solaire internationale (ISA) pour l’Afrique.

Placée sous le haut patronage du président de la République du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, cette rencontre annuelle a réuni une centaine de participants issus des pays africains membres de l’Alliance, parmi lesquels des ministres de l’Énergie, des responsables de l’ISA et de l’Union africaine, des experts, des investisseurs, des représentants d’organisations internationales et des partenaires au développement.

Les travaux ont porté sur les avancées du déploiement de l’énergie solaire en Afrique et sur les moyens de renforcer une coopération régionale capable d’accélérer la transition énergétique du continent. Les échanges ont notamment mis l’accent sur la mobilisation des investissements, l’innovation technologique, l’électrification rurale et le développement de solutions énergétiques adaptées aux besoins des populations.

Quatre axes majeurs ont été examinés : le renforcement des compétences à travers les centres STAR-C, la solarisation de l’agriculture et son financement, l’innovation technologique et la transformation numérique, ainsi que la mobilité électrique et les solutions de stockage par batteries.

Au cours des sessions ministérielles, le ministre djiboutien a insisté sur l’importance du développement des capacités institutionnelles et techniques. Selon lui, la réussite de la transition énergétique africaine ne peut reposer uniquement sur la construction d’infrastructures, mais nécessite également la mise en place de capacités nationales et régionales durables.

Dr Djama Mohamed Hassan a notamment plaidé pour le passage d’une approche fondée sur des formations ponctuelles à un véritable écosystème de formation continue, associant universités, institutions publiques et partenaires spécialisés.

Il a également souligné le potentiel de l’énergie solaire comme levier de création d’emplois, de développement de l’entrepreneuriat et de croissance économique, appelant à adapter les programmes de formation aux besoins réels du marché et de l’industrie.

Pour le ministre, l’objectif ultime doit être de renforcer l’autonomie des institutions africaines afin qu’elles puissent conduire elles-mêmes les transformations liées à la transition énergétique.

Les échanges ont par ailleurs porté sur le renforcement de la coopération Sud-Sud, la mobilisation des financements et l’accélération de l’électrification des zones rurales. À l’issue des travaux, les délégations participantes ont adopté une série de recommandations visant à accélérer le déploiement des programmes solaires et à faire de l’énergie solaire un levier majeur du développement durable et de la souveraineté énergétique du continent.

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *