22/10/2026
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Sous le haut patronage du Premier ministre par intérim, Ali Hassan Bahdon, la cérémonie d’ouverture du deuxième Colloque régional sur la commande publique s’est tenue ce matin à Dikhil. Organisée autour du thème « Pour une commande publique innovante », cette rencontre réunit les institutions publiques, les opérateurs économiques et les représentants de la société civile autour d’un objectif commun : moderniser la gestion des marchés publics et renforcer leur contribution au développement économique et social.

La cérémonie a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, le secrétaire général du gouvernement, Almis Mohamed Abdillahi, des parlementaires, des préfets, des présidents des conseils régionaux, des entrepreneurs, le président de la Chambre de commerce, le chef d’état-major général des armées (CEMGA), ainsi que des représentants de la société civile.

Organisé par le Secrétariat général du gouvernement, ce colloque s’inscrit dans la continuité des réformes engagées dans le domaine de la commande publique. Après une première édition organisée à Tadjourah en 2024, cette deuxième rencontre se tient dans les régions, avec la volonté de rapprocher les acteurs de la réforme des territoires et de favoriser un dialogue direct entre l’administration, les entreprises et les citoyens.

Pendant deux jours, les participants sont appelés à dresser le bilan des réformes engagées, à examiner les difficultés rencontrées sur le terrain et à identifier les mesures susceptibles d’améliorer la transparence, l’efficacité et l’accessibilité des marchés publics.

Car la commande publique ne se limite pas à une procédure administrative. Elle joue un rôle déterminant dans la réalisation des infrastructures, l’efficacité de la dépense publique et les retombées des investissements sur l’économie locale. Sa modernisation constitue ainsi un enjeu majeur pour améliorer la qualité des achats de l’État et favoriser une meilleure répartition des opportunités économiques.

La transformation numérique figure parmi les principaux axes des discussions. Lancé en mai 2023, le Portail électronique des marchés publics permet déjà de publier les appels d’offres et leurs résultats, de consulter les dossiers et d’accéder aux rapports annuels de la Commission nationale des marchés publics (CNMP). Depuis 2021, le portail recense 1 300 marchés publiés et 1 227 attributions enregistrées.

La prochaine étape de cette réforme, prévue sur la période 2026-2028, doit notamment porter sur l’introduction progressive des soumissions électroniques, la signature électronique et le suivi numérique des paiements, des notifications et des garanties bancaires. À l’horizon 2027, la mise en place d’une plateforme nationale d’e-procurement doit permettre de numériser l’ensemble du cycle des marchés publics, de la planification jusqu’au paiement.

Au-delà des outils numériques, les échanges abordent également les questions d’inclusion et de durabilité. L’accès des personnes à besoins spécifiques, la protection des travailleurs, une meilleure participation des petites et moyennes entreprises et la réduction des inégalités figurent parmi les enjeux soulevés. L’intelligence artificielle, les partenariats public-privé et la lutte contre la corruption font également partie des sujets examinés.

La tenue de ce colloque à Dikhil et à Ali-Sabieh traduit par ailleurs la volonté d’associer davantage les acteurs régionaux à cette dynamique. Les entreprises locales, en particulier, sont invitées à faire connaître leurs contraintes et leurs attentes afin de contribuer à une commande publique plus accessible, plus équitable et mieux adaptée aux réalités économiques des régions.

En marge du colloque, la Commission nationale des marchés publics doit également tenir une séance de travail à As-Ayla.

Au terme de ces deux journées, les participants devront dégager des orientations communes et contribuer à l’élaboration d’une feuille de route pour la période 2026-2028. L’enjeu sera de transformer les recommandations formulées en mesures concrètes, capables d’accompagner la modernisation des procédures, de renforcer la bonne gouvernance et de valoriser les économies locales.

À Dikhil comme à Ali-Sabieh, l’ambition affichée est claire : faire de la commande publique un instrument de performance, de transparence et d’inclusion, au service du développement durable et de l’intérêt général.

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