Djibouti veut élargir le tour de table financier de son futur aéroport international. À Doha, le ministre de l’Économie et des Finances, M. Ilyas Moussa Dawaleh, a invité le Fonds qatari pour le développement à prendre part au financement de cette infrastructure stratégique, estimée à près de 410 millions de dollars. Un projet appelé à renforcer la vocation de Djibouti comme plateforme logistique entre l’Afrique de l’Est, la mer et le transport aérien. À Doha, les discussions portent sur un projet qui dépasse la seule construction d’un aéroport.
Le ministre de l’Économie et des Finances s’est entretenu avec le directeur général par intérim du Fonds qatari pour le développement, Sultan Ahmed Al-Aseeri, autour du futur nouvel aéroport international de Djibouti et de son village de fret aérien. Évalué à environ 410 millions de dollars, le projet doit compléter les infrastructures portuaires et logistiques du pays en développant un véritable maillon aérien de la chaîne de transport.
Les échanges ont également porté sur l’emploi des jeunes, la résilience urbaine et l’énergie, avec la perspective de renforcer les synergies avec les partenaires multilatéraux, notamment la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement. Le contexte humanitaire régional a également été évoqué, notamment l’arrivée récente de réfugiés yéménites à Djibouti.
De son côté, Sultan Ahmed Al-Aseeri a rappelé les priorités du Fonds qatari : emploi, énergie et agriculture. Il a indiqué que le QFFD était disposé à examiner les opportunités de partenariat correspondant aux priorités du Plan national de développement de Djibouti.
Derrière la recherche de financements, Djibouti cherche donc à construire un écosystème logistique intégré : ports, routes, zones économiques et désormais fret aérien. Le suivi des projets évoqués à Doha devrait permettre de préciser, dans les prochains mois, la place que le Qatar pourrait occuper dans cette nouvelle séquence de développement des infrastructures Djiboutiennes.