Une formation régionale dédiée au renforcement de la coopération dans la lutte contre la criminalité transfrontalière liée à la faune sauvage s’est ouverte lundi à Djibouti, à l’initiative de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), avec le soutien financier de l’Union européenne.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Dini Abdallah Omar, en présence du chef de coopération de la délégation de l’Union européenne à Djibouti, Gerald Halter, ainsi que du directeur de la division Agriculture et Environnement de l’IGAD, Daher Elmi.
Cette rencontre régionale rassemble, durant quatre jours, des responsables des services chargés de l’application de la loi, des autorités de gestion de la faune sauvage, des experts des frontières et des représentants des ministères des Affaires étrangères des États membres de l’IGAD.
Organisée dans le cadre du projet de conservation transfrontalière du paysage Boma-Gambella, financé par l’Union européenne à hauteur de 4,5 millions d’euros et mis en œuvre par l’IGAD en partenariat avec African Parks, cette formation vise à renforcer les compétences techniques, la sensibilisation et les capacités opérationnelles des acteurs engagés dans la lutte contre le trafic illicite des espèces sauvages et les autres formes de criminalité environnementale transfrontalière.
Les travaux permettront aux participants d’approfondir leur connaissance des mécanismes de coopération régionale, des cadres juridiques internationaux relatifs à la protection de la faune sauvage ainsi que des outils et protocoles élaborés par l’IGAD pour améliorer l’efficacité des interventions sur le terrain.
Les différentes sessions offriront également un cadre d’échanges sur les défis auxquels sont confrontés les pays de la région en matière de préservation de la biodiversité, de gestion transfrontalière des ressources naturelles et de lutte contre les réseaux criminels impliqués dans le commerce illégal des espèces sauvages.
La formation accorde une attention particulière aux menaces croissantes que représentent le braconnage, le trafic d’espèces sauvages, la destruction des habitats naturels et le commerce illégal de guépards vivants, un phénomène préoccupant qui affecte plusieurs pays de la Corne de l’Afrique.
À travers cette initiative, l’IGAD réaffirme son engagement en faveur du renforcement de la coopération régionale, du partage d’expériences entre les États membres et de la consolidation des mécanismes de coordination nécessaires à la protection durable de la biodiversité et du patrimoine naturel de la Corne de l’Afrique.