30/12/2025
dya

En marge de la 21ᵉ Conférence générale de l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), érigée cette année en Sommet mondial, la République de Djibouti a déployé une diplomatie économique offensive. Menée par l’Ambassadeur Dya Eddine Bamakharama, sa délégation a saisi cette tribune internationale pour présenter une vision stratégique visant à positionner le pays comme un acteur émergent dans l’échiquier industriel régional.

Tenue à Riyad du 23 au 27 novembre, cette grand-messe du développement industriel a servi de cadre à Djibouti pour affiner sa feuille de route. L’objectif affirmé était triple : consolider les échanges autour des paradigmes du développement durable, prospecter activement des partenariats stratégiques dans les domaines de la numérisation et de l’innovation, et identifier des solutions techniques susceptibles d’accélérer sa transformation industrielle structurelle.

Au-delà des sessions plénières consacrées aux orientations futures de l’ONUDI, la délégation Djiboutienne a pris une part active aux ateliers de haut niveau, se concentrant particulièrement sur les transitions énergétique et agro-alimentaire. Cette participation ciblée reflète une volonté claire d’aligner le développement économique national sur les impératifs globaux de résilience et de sobriété carbone.

Pour l’Arabie saoudite, hôte de l’événement et représentée par son ministère de l’Industrie et des Ressources minérales, ce sommet s’inscrit dans la logique de sa Vision 2030, ambitionnant de faire du Royaume un hub industriel et d’investissement de premier plan. Un alignement d’intérêts dont Djibouti semble vouloir tirer profit, cherchant à la fois à s’inspirer des modèles de diversification et à attirer l’attention des investisseurs sur le potentiel de sa position géostratégique et de ses réformes en cours.

Cette présence active à Riyad signale une évolution notable dans la posture économique de Djibouti, qui ne se contente plus de son rôle de plaque tournante logistique, mais orchestre méthodiquement son entrée dans l’arène du développement industriel durable

 

 

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