La Cour des comptes de Djibouti, en sa qualité de président en exercice de l’AISCCUF, a procédé à l’ouverture officielle du 4ᵉ Séminaire professionnel de l’Association des Institutions Supérieures de Contrôle des finances publiques ayant en Commun l’Usage du Français (AISCCUF), consacré au thème de la modernisation et de la transformation des Institutions Supérieures de Contrôle (ISC).
La cérémonie d’ouverture s’est tenue sous la houlette de Son Excellence Monsieur le Ministre de la Justice et des Affaires pénitentiaires, chargé des Droits de l’Homme, Mme la représentante de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Madame l’Ambassadrice de l’Union européenne, Monsieur l’ambassadeur de France à Djibouti, des représentants du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), ainsi que de nombreuses délégations venues des pays francophones membres de l’AISCCUF avec la participation des hautes autorités nationales comme le Vice-Président de l’Assemblée Nationale, des élus locaux, le Secrétaire Exécutif du Portefeuille de l’Etat ainsi que des nombreux représentants des institutions publiques et départements ministériels.
Dans son discours de bienvenue, la Première Présidente de la Cour des comptes de Djibouti a souligné l’honneur fait à Djibouti d’accueillir ce rendez-vous international majeur, rappelant le rôle central des Institutions Supérieures de Contrôle dans le contrôle indépendant des finances publiques, la promotion de la bonne gouvernance, la transparence et la reddition des comptes. Elle a mis en exergue l’engagement commun des membres de l’AISCCUF en faveur des normes internationales de l’INTOSAI, des valeurs de la francophonie et du renforcement des capacités institutionnelles.
Elle a également insisté sur les profondes mutations auxquelles font face les ISC : réformes des finances publiques orientées vers les résultats, émergence de nouveaux acteurs, la digitalisation des procédures, les exigences accrues en matière de droits de l’homme et d’efficacité de l’action publique. Autant de défis auxquels ce séminaire entend apporter des réponses concrètes à travers l’échange, le partage d’expériences et des bonnes pratiques.
Ouvrant officiellement les travaux, le ministre de la Justice et des Affaires pénitentiaires, chargé des Droits de l’Homme, a salué l’initiative conjointe de l’AISCCUF et de la Cour des comptes de Djibouti. Il a rappelé l’engagement des autorités djiboutiennes, sous l’impulsion du Président de la République, Son Excellence Monsieur Ismaïl Omar Guelleh, en faveur de la transformation numérique, de la modernisation de l’administration publique et du renforcement de l’État de droit, notamment avec la mise en place d’un ministère chargé de l’économie numérique et de l’innovation et de l’ANSIE.
Il a également mis en avant les réformes en cours dans le secteur de la justice, incluant la digitalisation des procédures judiciaires, tout en soulignant la nécessité d’un encadrement éthique et juridique garantissant la protection des droits fondamentaux.
Placée sous le thème de la modernisation des Institutions Supérieures de Contrôle, cette rencontre vise à :
→ Partager les expériences et bonnes pratiques en matière de transformation organisationnelle et digitale ;
→ identifier les leviers et obstacles à la la conduite du changement ;
→ explorer les solutions technologiques innovantes (audit des données, intelligence artificielle, sécurité des systèmes) ;
→ formuler des recommandations stratégiques adaptées aux différents contextes nationaux.
Le séminaire réunit des chefs d’Institutions Supérieures de Contrôle, des experts internationaux et des partenaires techniques et financiers, et s’articule autour de sessions plénières, de tables rondes et d’ateliers pratiques favorisant l’intelligence collective et la coopération internationale.
À travers l’accueil de cet événement, Djibouti réaffirme son engagement en faveur de la bonne gouvernance, de la transparence des finances publiques et du renforcement de la confiance des citoyens, en cohérence avec la Vision Djibouti 2035.