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L’organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, la ‘FAO’ a organisé ce matin au palais du peuple un atelier visant à introduire dans le pays la culture d’une plante à haute valeur nutritive et qui se nomme le ‘chenopodium quinoa’.

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Cet atelier est organisé par la ‘FAO’ sous le patronage et la supervision conjointe du ministère de l’Agriculture et de l’Enseignement supérieure. Le ‘’quinoa’’, qui a pour nom scientifique ‘chenopodium quinoa’, a été cultivé à l’origine par les ‘Incas’ il y a des siècles de cela.

C’est une culture alimentaire très riche en éléments nutritifs et ayant une remarquable capacité d’adaptation dans les pays chaux.

Il a été déclaré. Comme une ‘super aliment’, du fait qu’il contient tous les acides aminés, oligo-éléments et vitamines essentielles. Il ne contient pas de gluten.

Selon les spécialistes, la culture du ‘quinoa’ en Afrique de l’est offres une opportunité de diversification des produits de base pour les pays faisant face à des difficultés d'approvisionnement alimentaire et nutritionnel.

Ce programme d’introduction de cette plante a été lancé par la ‘FAO’ dans sept pays de la région, à savoir : Djibouti, l’Ethiopie, le Kenya, la Somalie, Le Sud-Soudan, l'Ouganda et la Zambie.

L’initiative a été prise par la ‘FAO’ en 2013.

Le projet a mis l'accent sur l'introduction, la production, la promotion et la commercialisation du ‘quinoa’ sous divers systèmes agricoles.

Dans le cadre de ce programme de coopération technique, Djibouti, à l’instar de ses pays voisins de la corne de l’Afrique, a lancé un programme d’expérimentation et d’essais d’introduction du Quinoa. L’Institut des Sciences de la Vie du CERD et la Direction de l’Agriculture et des forêts du ministère de l'Agriculture ont été sollicités pour la mise en place de périmètres pilotes en vue d’étudier son comportement et ses potentiels de production dans différentes zones agro-écologiques du pays.

C’est ainsi que trois sites pilotent ont été mis en place dans les régions d'Ali Sabieh et de Tadjourah, où onze variétés différentes ont été testées afin de pouvoir sélectionner les variétés les plus adaptées aux conditions climatiques de Djibouti et qui donneront de bons résultats dans nos conditions environnementales.

L’essai fut concluant avec une production totale de quinoa sur les trois sites expérimentaux s’élevant environ 6 t/ha, certaines variétés offrant plus de rendement que d’autres, démontrant ainsi que cette culture à croissance rapide a un potentiel important et pourra contribuer à la lutte contre la pauvreté et la malnutrition en République de Djibouti.