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Thu, Oct

Djibouti célèbre aujourd’hui la journée mondiale de lutte contre la traite des êtres humains

Sociale
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À l’instar des autres pays du monde, Djibouti a célébré ce matin et pour la première fois, la journée mondiale de lutte contre la traite ou le trafic des êtres humains.

Cette journée de réflexion sur cette problématique s’est déroulée à l’Institut des Études diplomatiques du ministère des Affaires Étrangères.

Les débats ont tourné autour sur une plus grande et stricte application de la loi du 24 mars 2016 portant sur la lutte contre la traite des personnes et le trafic de migrants.

Cette journée de réflexion a été présidée par le procureur général de la république, M. Djama Souleiman Ali.

Y ont également pris part de très nombreuses autres personnalités dont le procureur de la république M. Maki Abdoulkader, des magistrats de l’ordre judiciaire, l’ensemble des responsables des corps de sécurité (gendarmerie, Police, Sécurité nationale, Gardes Côte).

Des hauts cadres des ministères techniques concernés par cette problématique mondiale, des représentants d’associations locales et d’ONG internationales y ont participé.

Enfin, l’ambassade des Etats-Unis y a dépêché des observateurs.

Il en est ressorti, après d’âpres débats, qu’il ne faut plus laisser agir les passeurs qui font transiter par Djibouti des milliers de migrants économiques venant d’Ethiopie, de Somalie ou d’Erythrée pour se rendre dans les pays du golfe via l'Yémen.

Cette question doit être traitée avec fermeté.

La loi Djiboutienne du 24 mars 2016 réprimé la traite des personnes.

Dans son article premier, la dite loi stipule : que le fait de recruter, transporter, transférer, héberger ou d’accueillir une personne en ayant recours à la force, à la contrainte, à la tromperie, ou à d’autres moyens, en vue de l’exploiter, est sévèrement puni.

Les participants à cette journée de réflexion ont également indiqué qu’il faut renforcer la protection des victimes de la traite humaine.

Une longue campagne de sensibilisation sera menée pour réprimer les auteurs de ces graves atteintes aux droits de l’homme et à sa dignité.

Le procureur général et le secrétaire général de la Justice ont indiqué que le ministère de la Justice organisera au cours ce dernier semestre de l’année 2016, des campagnes décentralisées de sensibilisation et de vulgarisation sur cette question à l’adresse de toutes les couches sociales de la population.