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Présidentielles 2016 : Tourtour fustige les défaillances de l’Etat lors d’une intervention télévisée

Sociale
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Dans le cadre de la campagne électorale de la présidentielle 2016, le candidat indépendant, Mohamed Moussa Ali Tourtour, s’est adressé vendredi à ses militants, annonçant sa volonté de ne pas tenir des meetings. Il impute sa décision au besoin d’une publication des listes électorales. 

"Nous n'irons pas à l'abattoir comme des moutons...", a-t-il dit sur le petit écran, tout en pointant du doigt les défaillances de l’Etat à tous les niveaux au cours des 16 dernières années. 

"Le chômage touche une large franche de la jeunesse, le système sanitaire est moribond si bien qu’on ne trouve pas des réactifs pour diagnostiquer les maladies chroniques dans les principaux hôpitaux du pays", a-t-il déclaré par média interposé. 

Il a également exhorté les électeurs djiboutiens à voter pour lui tout en se posant comme le candidat de la jeunesse et en endossant les habits de défenseur des opprimés et des laissés pour compte. 

Il a en outre promis de rétablir la séparation des trois pouvoirs (l’exécutif, le judiciaire et le législatif) si les djiboutiens lui accordent leur confiance. 

"De nos jours tout est contrôlé par l’exécutif qui dicte ses ordres au parlement et à la justice", a martelé M. Mohamed Moussa Ali, avant de dénoncer la spoliation des deniers publics par la classe politique et l’impunité totale dont bénéficient ses auteurs. 

Concernant la politique étrangère, Tourtour a mis en exergue son soutien au peuple somalien qui, selon lui, a tant souffert depuis plus de deux décennies. 

Défendant sa ligne politique qui, a-t-il ajouté, repose sur le principe d’"une Somalie une et indivisible", il n’a guère fait mystère de son choix relatif au retrait du contingent de l’Armée nationale présent en Somalie dans le cadre du mandat de l’AMISOM. 

"Les pays frontaliers ne doivent pas s’ingérer dans les affaires de la Somalie", a-t-il souligné en substance. 

Enfin, le candidat Tourtour a invité le président Guelleh à un débat télévisé avec lui pour défendre son programme.

Source : ADI