24
Sun, Sep

Santé maternelle néonatale et infantile : Une approche plus humaine des soins de qualité

Santé
Typography

Le ministre de la Santé, le Dr. Kassim Isaak Osman,  a présidé lundi dernier dans la salle de conférence de  l’hôpital de Balbala la cérémonie de clôture d’une formation sur l’humanisation et la qualité des soins et services en santé maternelle néonatale et infantile qui jouissait l’appui financier et technique du FNUAP.

La cérémonie de clôture a regroupé, outre les apprenantes, plusieurs hauts fonctionnaires du Ministère de la Santé, la chargée de bureau du FNUAP, Aïcha Ibrahim, et la présidente de l’association des sage-femmes djiboutiennes.
L’événement est venu couronner des travaux de 4 jours, animés par le Dr. Antoinette Obey,  experte en santé reproductive. Ces assises studieuses ont vu la participation de plus de 75 sage-femmes, issues des rangs respectifs de différentes structures de santé de la capitale et des régions de l’intérieur.
Les apprenantes ont suivi des modules axés sur la communication, l’humanisation des soins, et la qualité des services en santé maternelle, néonatale et infantile. En clair, elles ont beneficié d’un renforcement de capacités dans le relationnel entre le personnel soignant et les patients.
Elles ont donc intégré les abécédaires d’une bonne communication en vue d’améliorer la prise en charge des femmes et enfants dans leurs structures de santé. D’ailleurs, l’objectif constituait la raison d’être de la présente formation.
Laquelle répondait au souci commun  des autorités sanitaires et des partenaires onusiens  d’assurer le bien-être et la bonne santé des populations du pays. D’autant plus que les indicateurs de maternité sont bas au regard du taux de consultation prénatale de 22.6% et du taux de consultation postnatale de 54.4% cette année.
En connaissance de cause, le Ministère de la Santé entend relever un défi, celui qui est d’améliorer tous les indicateurs en rapport avec  la sante de la mère et de l’enfant, et surtout d’infléchir le taux de mortalité maternelle qui est de 383 pour 100 000 naissances par an.
Dans cette optique, la priorité est de rendre optimale l’utilisation des services de santé maternelle néonatale et infantile à travers l’offre de services de qualité. C’était tout le sens de la session de formation de 4 jours qui visait au développement et au renforcement de compétences des prestataires de services afin de les rendre capables de gérer des processus d’amélioration continue de la qualité des soins en santé maternelle, néonatale et infantile. Et ce pour mieux satisfaire les besoins en la matière des femmes et enfants qui vivent sur toute l’étendue du territoire national.
Le ministre de la Santé l’a rappelé avec insistance. Dans on allocution, le Dr. Kassim Issak Osman  a souligné que les  taux de mortalité maternelle et néonatale demeurent toujours élevés.
« Si nous nous continuons à cette allure, les objectifs du millénaire pour le développement risquent d’être hypothéqués pour notre pays. C’est pourquoi nos efforts conjoints doivent désormais, porter sur la mobilisation des ressources nationales pour financer les activités de santé maternelle, néonatale et infantile », a-t-il indiqué en substance.
Il n’a pas manqué de remercier les partenaires techniques et financiers, notamment le FNUAP,  pour leur implication dans le renforcement des capacités du système national de santé. Notons au passage que le FUNAP est le partenaire privilégié du Ministère de la Santé dans la mise en œuvre d’actions ciblées en matière de santé maternelle et infantile. Rappelons aussi que ce partenariat s’illustre par le travail remarquable qui est mené pour améliorer les services de santé offerts quotidiennement au tandem mère-enfant.
Le constat faisait la fierté de la chargée de bureau du FNUAP  à Djibouti. Aicha Ibrahim, tel est son nom,  a évoqué l’importance que revêt ce type de formation dans le relèvement du niveau de la qualité des soins en santé reproductive.
A l’entendre, le défi de l’humanisation des soins suppose de veiller au respect des valeurs de dignité, d’autonomie et des choix de la personne. Le FNUAP privilégie ainsi une approche globale et holistique qui tienne compte du vécu des femmes et des familles sur les plans social, émotionnel, culturel, spirituel, psychologique et physique.
Autrement dit, les soins en santé maternelle, néonatale et infantile doivent être fondés sur le respect des droits des premières concernées comme le précisent les conventions internationales sur les droits de la personne et les droits des femmes, en particulier le droit à l’autonomie et le droit à l’intégrité physique et psychologique. Ces recommandations recouvrent toutes les activités des systèmes de soins.
Elles placent la patience au cœur des préoccupations du personnel soignant. Elles stipulent la mise en place des conditions optimales de sécurité et de travail pour les sage-femmes dans les structures de santé. Des préalables dont la satisfaction devrait déboucher sur une  meilleure prise en charge des malades dans la fourniture des services de santé humanisés.
Les 75 sage-femmes, réunies lundi dernier au sein de l’hôpital de Balbala, en étaient conscientes. Elles ont pris un engagement dans ce sens. Bref, elles ont respectivement reçu des attestations des mains des personnalités présentes sur les lieux à l’issue de la cérémonie de clôture de leur formation.