Visite d’inspection du CEMGA à l’école militaire d’Ali-Sabieh

Visite d’inspection du CEMGA à l’école militaire d’Ali-Sabieh

Tôt dans la journée du mercredi 24 juin 2020, le chef d’état-major général des armées, le général de corps d’armée Zakaria Cheick Ibrahim, a effectué une visite d’inspection inopinée à Ali-Sabieh à bord de l’hélicoptère MIG 17. En effet, les stagiaires de l’école militaire « Président Gouled » au nombre de 371 militaires masculins ont finalisé leur formation militaire de base FETTA qui devait se clôturer par un RAID sur un itinéraire bien déterminé. C’est dans ce cadre que s’inscrivait cette visite d’inspection. Dans son déplacement, le CEMGA était accompagné du chef d’état-major de la Défense, le général de brigade Taher Ali Mohamed.

Le CEMGA a entamé la revue des troupes puis a assisté à une présentation faite par le lieutenant-colonel Mohamed Djama Kayad, commandant l’école militaire « Président Gouled ». A cet effet, un scénario a été imaginé. L’objectif de ce briefing était une restitution des savoir-faire acquis par les stagiaires durant leur séjour à l’école militaire de Holl-Holl. Ces connaissances permettent de mettre les stagiaires en situation opérationnelle tout en participant à la sécurisation de la zone à travers des actions de présence et de contrôle.

Une fois le briefing entamé, le CEMGA a pu assister à différents ateliers de démonstration des acquis. Ces ateliers multiples permettent une restitution des savoir-faire acquis par les stagiaires durant le séjour à l’école militaire de Holl-Holl. L’objectif recherché est de mettre les stagiaires en situation opérationnelle en état de fatigue extrême pour faire face à toute éventualité. Ces démonstrations statiques et dynamiques sont des modules exclusivement enseignés à l’école militaire « Président Gouled ». Ces ateliers comprenaient des techniques d’intervention opérationnelle rapprochées (le corps à corps), le démontage/ remontage du fusil d’assaut tout en ayant les yeux bandés. Ceci ajoute une difficulté supplémentaire qui permet de canaliser le stress en terrain d’opérations. On pouvait aussi voir le secourisme au combat qui permet une rapide prise en charge d’un blessé en situation de combat offensif, le combat des localités sur un terrain dégagé et la lutte contre les engins explosifs improvisés déposés et enfouis dans le sol par l’ennemi sur le passage obligé des militaires.

Ces démonstrations se sont soldées par un atelier technique moderne de tir au combat.