janvier 28, 2021

DISCOURS POUR LA 9EME REUNION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE SMART AFRICA

DISCOURS POUR LA 9EME REUNION DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE SMART AFRICA

Excellence Monsieur le Président de la République du Rwanda, Président du Conseil d’Administration de Smart Africa Messieurs les Chefs d’Etat membres du Conseil d’Administration de Smart Africa Monsieur le Directeur Général de Smart Africa Mesdames et Messieurs chers membres du Conseil d’Administration Je suis heureux de prendre part à cette 9ème réunion virtuelle de notre Conseil d’Administration qui sera l’occasion pour nous de discuter des avancées de notre Alliance pour une Afrique Digitale. Plus que jamais nous ressentons que le numérique sera, s'il ne l'est pas déjà, le catalyseur pour le développement de nos économies et l’amélioration du mode de vie de nos populations. C’est d’autant plus vrai pour notre continent qui jouit d’une population jeune, dynamique, qui entreprend et confirme, chaque jour, son appétence pour l’innovation technologique en développant des multiples outils et contenus numériques contextualisés pour rendre meilleure la vie de leurs concitoyens. C’est une fierté de voir nos jeunes agir, créer, innover. Plus que jamais, c’est un devoir, une responsabilité pour nous, dirigeants, de les encourager en construisant un écosystème capable de faire émerger nos talents et de les propulser dans la compétition mondiale pour qu’ils en deviennent les leaders de demain. En effet, nous nous accordons tous à dire que dans ce domaine, l’Afrique peut et doit être capable de performer. Que l’Afrique n’a rien à envier au reste du monde si elle s'accorde à tenir ses engagements formulés dans le cadre de notre initiative Smart Africa. 2 Le développement des infrastructures, l’amélioration de la connectivité, la formation du capital humain sont des facteurs identifiés comme étant propices au développement de l’économie digitale et l’inclusion numériques dans nos pays respectifs. Notre agenda est de créer les synergies nécessaires pour les réaliser au niveau local mais aussi régional notamment à travers, les interconnexions de nos infrastructures, l’harmonisation de nos règlementations, l’accès aux ressources financières par le biais d'une orientation plus franche des fonds africains donnant la priorité à ce secteur. La crise sans précédent de la Covid-19 que nous traversons actuellement n’est qu’un aperçu de la nécessité de conjuguer davantage nos efforts en commun. Cette pandémie a mis en lumière la capacité de notre jeunesse à innover dans le domaine de TIC en développement des applications africaines pour lutter contre la Covid-19. Mais les récents développements portés par l’utilisation de l’Intelligence Artificielle et le Big Data nous interpelle sur notre capacité à peser sur des sujets aussi stratégiques si nous ne nous unissons pas pour former une véritable Intelligensia Africaine pour le Digitale. Il n’est plus question de suivre le monde mais d’anticiper sur les réalités du monde de demain. Notre rencontre nous donne l’occasion aujourd’hui de faire le point, de mesurer nos progrès, définir nos challenges et enfin de tracer de nouveaux objectifs encore plus ambitieux que ceux que nous avons réalisé. Mesdames et Messieurs, Le succès de l’alliance Smart Africa repose essentiellement sur une vision traduite à travers un certain nombre de principes ambitieux qui orientent ses actions. Il s’agit notamment, pour ne citer que quelques-uns, de la volonté des Chefs d’Etats et de Gouvernements de : ➢ Inscrire les TIC au cœur des politiques publiques de développement socioéconomique afin de réduire la pauvreté, créer la prospérité et accroître la productivité sur le continent ➢ améliorer l’accès aux TIC, notamment les services à large bande en s’appuyant sur les progrès accomplis par le continent en matière de connectivité, en particulier dans les zones mal desservies, afin de réaliser l’objectif d'accès de qualité et abordable pour tous les citoyens. ➢ mettre à contribution les TIC pour promouvoir le développement durable en maintenant les gains réalisés en matière de développement socioéconomique tout en misant sur les TIC pour autonomiser les femmes et la jeunesse afin de promouvoir l'inclusion sociale, en particulier les personnes handicapées. C’est en application de ces principes que l’alliance Smart Africa a, entre autres, entrepris l’implémentation du réseau africain unique « one-network-area » dont le processus de mise en œuvre se traduit actuellement au travers d’un certain nombre de grands chantiers. Mesdames et Messieurs, A Djibouti dont la position géographique constitue une importante plateforme et un nœud de transit international de câbles sous-marins, au centre du Monde Arabe et au carrefour de l’Orient et de l’occident, de l’Afrique et de l’Asie, nous sommes tout à fait conscients de ces enjeux. Par le développement de son secteur des TIC, la République de Djibouti a la ferme intention d’apporter une contribution effective à l’édification d’une société africaine connectée. C’est dans cette optique de renforcer la connectivité régionale et construire des infrastructures modernes, fiables et performantes que nous avons entrepris le développement du projet de construction d’un câble sous-marin, DARE (Djibouti Africa Regional Express) en investissant plus de 80 millions de dollars avec une longueur totale du câble de 5500 Km avec les branches de Mogadishu et Bosaso. Le projet consiste à interconnecter deux principaux hubs de télécommunication en Afrique de l’Est à savoir Djibouti et Mombasa au Kenya avec deux autres branches d’interconnections secondaires qui permettrons de relier le tronc principal du system avec Mogadishu et Bosaso en Somalie. Ce projet a également pour ambition d’interconnecter les Pays enclavés de la région. Au sein de l’Alliance Smart Africa plusieurs pays ont été choisis pour jouer chacun un rôle de Leader sur un sujet touchant au développement du digital en Afrique. La République de Djibouti a été chargée de développer l'infrastructure 4 et les capacités de stockage et de traitement des données en Afrique (DATA CENTERS). A cet effet, nous avons entrepris le développement d’un projet qui donnera naissance au 1 er DATACENTER écologique du continent, situé dans une ville côtière au Nord du Pays (OBOCK). Nous visons à développer un parc de Datacenter présentant les meilleurs standards en termes de fiabilité de fonctionnement (Tier 3 ou Tier 4), de sécurisation physique, de connectivité, de modularité et de performance énergétique. Une fois de plus, la position géographique de Djibouti jouera en sa faveur car ces DATACENTERS seront situés à mi-chemin entre l’Asie et l’Europe mais seront aussi une porte d’entrée numérique du continent Africain, offrant ainsi un temps de latence idéal. Mesdames et Messieurs, 2020 a démontré que les capacités numériques sont le fondement même de l’économie actuelle et que les infrastructures numériques sont aussi sinon plus essentielles que les autoroutes ou les trains, ponts et ports. L’Afrique, si elle a accumulé un retard en infrastructures physiques, peut néanmoins faire un “bond numérique” sans précédent qui lui permettra de non seulement de dépasser ces retards mais pourquoi pas devancer le reste du monde ; comme c’est déjà le cas depuis une dizaine d’années sur le mobile money par exemple. Je suis convaincu qu'en misant sur la complémentarité de nos atouts, la mutualisation de nos ressources et moyens, qu’à travers la vision et les divers projets développés par l’Alliance Smart Africa avec l’aide et le support indispensable du secteur privé, nous pourrons atteindre nos objectifs pour faire de nos concitoyens des acteurs de la société de l’information d’aujourd’hui et de demain. Nous y croyons fermement. Eux, nos jeunes concitoyens, s’impatientent déjà. Je vous remercie.

Le Président Guelleh réitère sa volonté de faire du numérique le catalyseur du développement à Djibouti et en Afrique

Le Président Guelleh réitère sa volonté de faire du numérique le catalyseur du développement à Djibouti et en Afrique

Le Président de la République, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, a pris part ce lundi, aux côtés de ses homologues Chefs d’Etat et de Gouvernement d’Afrique, à une réunion du Conseil d’Administration de « l’Alliance Smart Africa ».

Notre pays est d’autant plus impliqué dans la gestion et la mise en œuvre de cette Instance panafricaine au regard du fait qu’il a été choisi pour abriter et piloter le Data Center névralgique à son projet.

En effet, deux centres de données, de dernière technologie, à la disposition de tout le Continent, seront construits l’un à Djibouti et l’autre à Obock.

Créée en 2014, le projet « Smart Africa » équivaut en un programme où, l’amélioration des conditions des villes africaines doit, entre autres, procéder d’un usage répandu des nouvelles technologies de l’information et de la Communication (TICs).

Le but ultime de la « Smart Africa » n’est pas tant de disposer en format numérique de l’ensemble des données d’informations propres aux sociétés africaines.

Son intérêt principal réside dans sa capacité à offrir aux décideurs un potentiel analytique et d’anticipation sur les orientations à définir pour le développement.

L’urbanisation, le renforcement du patrimoine humain, la création d’emploi, la réduction de la fracture numérique constituent, entre autres, des facteurs de développement sur lesquels l’initiative « Smart City » ou « Ville Intelligente » a vocation indéniable à affluer avec un effet positif.

Dans une allocution faite à la tribune de cet évènement, le Président de la République, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, a réitéré l’attachement de Djibouti à faire « du numérique le catalyseur pour le développement de nos économies et l’amélioration du mode de vies de nos populations ».

« C’est un devoir, une responsabilité pour nous tous dirigeants d’encourager nos jeunes en construisant un écosystème capable de faire émerger nos talents et de les propulser dans la compétition mondiale pour qu’ils deviennent les leaders de demain », a-t-il déclaré en substance.

Il émit ainsi le souhait que l’Afrique appréhende davantage son essor à travers « l’amélioration de la connectivité, le développement de l’économie digitale et l’inclusion numérique ».

« Notre agenda est de créer des synergies nécessaires pour les réaliser au niveau local mais aussi régional, notamment à travers les interconnexions de nos infrastructures, l’harmonisation de nos réglementations, l’accès aux ressources financières par le biais d’une orientation plus franche des fonds africains donnant la priorité à ce secteur », a-t-il plaidé en ce sens.

Et le Président djiboutien de décrire « l’inscription des Tics au cœur des politiques publiques de développement » et leur mise à « contribution pour autonomiser les femmes et la jeunesse afin de promouvoir l’inclusion sociale, en particulier les personnes handicapés » comme des matrices efficaces pour réalisation des villes intelligentes durables sur notre Continent.

Le développement de la « Smart Africa City » et son principal dérivé, l’explosion du numérique, donnent tous les gages d’être des vecteurs propices à l’intégration économique du continent, un des principaux objectifs de l’Organisation panafricaine.

Ce 9ème Conseil d’Administration de « l’Alliance Smart Africa » s’est tenu sous l’égide du Président rwandais, Monsieur Paul Kagamé, Président en exercice de cette instance de l’Organisation panafricaine.

A noter que le Président de la République était assisté lors de sa participation à cet évènement du Ministre de la Communication, Chargé des Postes et des Télécommunications, M Radwan Abdillahi Bahdon.

Le président de la république a participé au 14ème sommet extraordinaire de l'UA

Le président de la république a participé au 14ème sommet extraordinaire de l'UA

Le président de la République, son excellence Ismaël Omar Guelleh, a participé aujourd'hui dans l'après-midi à la 14e session extraordinaire virtuelle de l'Union africaine sur le thème "Faire taire les armes".

La session de dimanche s'est tenue via une vidéoconférence et a vu les déclarations du président de l'UA et du président sud-africain Cyril Ramaphosa et du président de la Commission de l'UA Moussa Faki Mahamat.

Elle comprend également une mise à jour sur la mise en œuvre du thème de l'année 2020 de l'UA : "Faire taire les armes : créer des conditions propices au développement de l'Afrique".

La session a également été marquée par les déclarations des chefs d'État et de gouvernements, dont le président de la République de Djibouti son excellence Ismaël Omar Guelleh, qui a prononcé un discours important.

Le chef de l'Etat a souligné que "Faire taire les armes en Afrique n'est pas un choix mais un impératif".

Hommage du Président de la République à la mémoire de feu Nima Moussa Robleh

Hommage du Président de la République à la mémoire de feu Nima Moussa Robleh

Le Président de la République, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, a salué la mémoire de feu Nima Moussa Robleh, « patriote connue et appréciée pour son engagement constant en faveur de la fraternité entre Djiboutiens » et, décédée aujourd’hui.

« Fervente militante du Rassemblement Populaire pour le Progrès (RPP), elle forçait l’estime à travers sa capacité à mobiliser et à convaincre du bien fondé des valeurs de notre famille politique », a indiqué le Chef de l’Etat.

« Elle suscitait l’admiration de ses compatriotes d’Ali-Sabieh, sa région natale, notamment pour sa propension à s’acquitter avec brio de ses missions aussi bien au sein du Parti que dans les instances dévolues à la promotion du statut de la Femme djiboutienne », a également noté le Président Guelleh qui, a imploré « Dieu Tout Puissant d’accueillir la défunte dans son Paradis Eternel ».

Décédée aujourd’hui, lundi, feu Nima Moussa Robleh laisse derrière elle un mari, 7 enfants et un petit-fils.

Inna lillah wa inna illayhi rajioun

Le président de la République reçoit la Secrétaire Générale de l’OIF

Le président de la République reçoit la Secrétaire Générale de l’OIF

Le président de la République, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, a reçu ce dimanche 6 décembre 2020, en milieu de matinée, au Palais de la République, la Secrétaire Générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), Mme Louise Mushikiwabo qui, à la tête d’une importante délégation de l’Institution qu’elle dirige, effectue depuis hier, samedi, une visite officielle de trois jours à Djibouti.

L’audience entre le Chef de l’Etat et la Secrétaire Générale de l’OIF a porté sur l’identification de nouveaux pôles stratégiques de coopération entre les deux parties.

La mise à profit de l’emplacement géographique de 1er plan de Djibouti, plateforme multimodale dotée d’infrastructures modernes de développement, dans la création d’une plus grande coopération économique entre pays membres de l’OIF et dans les échanges de cette dernière avec les autres espaces commerciaux du monde, a constitué un premier volet des discussions entre le Président Guelleh et Mme Mushikiwabo.

L’expertise que l’Organisation est à même d’apporter à notre pays dans une série névralgique de secteurs de développement dont, l’Enseignement supérieur et la Recherche, a également été abordée au cours de cet entretien.

A noter par ailleurs que l’audience servit de cadre à l’évocation du Centre Régional de l’Enseignement du Français que l’OIF acquit, à travers un mémorandum d’entente signé ce matin entre les deux parties, l’accord d’ériger à Djibouti.

L’ensemble de ces points ont d’ailleurs longuement été abordés, à l’issue de l’audience présidentielle, dans un point de presse conjoint du Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M Mahamoud Ali Youssouf et la Secrétaire Générale de l’OIF.

Unique pays francophone dans cette partie du monde, Djibouti a amplement vocation à servir de tête de pont à la diffusion des valeurs, cultures et idéaux de l’OIF dans cette partie du monde.

Outre le Chef de la diplomatie djiboutienne, les principaux responsables de son département en charge des Affaires liées à la Francophonie, notamment l’Ambassadeur Ayeid Mousseid Yahya et le Directeur des Relations multilatérales, M Guelleh Idriss Omar, ont pris part à cette audience.

A noter également la présence à ces entretiens du Secrétaire Général de la Présidence, M Mohamed Abdillahi Waiss et de la Conseillère diplomatique du Chef de l’Etat, Mme Fathia Djama Oudine.