octobre 28, 2020

 Le Président Guelleh exprime sa compassion et solidarité à la nation sœur koweitienne, déplorant le décès de son Emir

Le Président Guelleh exprime sa compassion et solidarité à la nation sœur koweitienne, déplorant le décès de son Emir

Le Président de la République, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, a exprimé ce mardi après-midi, sa « compassion et solidarité à la nation sœur et amie du Koweït » déplorant le décès, intervenu aujourd’hui même, de son principal dirigeant, l’Emir Cheick Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah.

 Dans un message de condoléances transmis au Prince Héritier de l’Etat du Koweït, Son Altesse Royal, Cheikh Nawaf al-Ahmad al-Jaber al-Sabah, le Chef de l’Etat djiboutien a fait part de « l’effroi et consternation que la mauvaise nouvelle a suscitée au sein du Gouvernement et du Peuple de Djibouti »

 « La nation djiboutienne partage d’autant plus aujourd’hui le fardeau du deuil avec le Peuple frère koweitien  que l’Emir  Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah a singulièrement marqué de son empreinte personnelle l’œuvre réussie de fraternité, de solidarité et de coopération entre nos deux pays et nos deux peuples et ce, dès notre accession à la souveraineté nationale », a écrit le Président Ismail Omar Guelleh.

 « Visionnaire infatigable au service du développement et rayonnement de son pays, feu Cheick Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, restera entre autres gravé dans la mémoire des peuples de la région aussi pour sa sagesse, son humanisme hors pair et sa mobilisation permanente en faveur de la paix et de la résolution des conflits par la voie du dialogue », a-t-il souligné.

 « Avec la disparition de l’Emir koweitien, nul doute que le monde arabe et musulman vient de perdre un de ses piliers- leaders les plus illustres »,  a estimé le Chef de l’Etat djiboutien qui, a également décrété un deuil national de 48 heures.

 Inna lillah wa inna illayhi rajioun

 

 

 

Conseil des Ministres : Travaux de la 14ième séance du Conseil des ministres du 29/09/2020

Conseil des Ministres : Travaux de la 14ième séance du Conseil des ministres du 29/09/2020

Sous la Présidence de Son Excellence, Monsieur ISMAÏL OMAR GUELLEH, Président de la République, Chef du Gouvernement a eu lieu ce Mardi 29 Septembre 2020, la 14ème Séance du Conseil des Ministres.

Ont été examinés et approuvés les textes suivants :

Ministère de l’Urbanisme, de l’Environnement et du Tourisme et Ministère du Logement.

1ère Question : Projet de Loi portant création et mise en place d’une Direction de Contrôle des Occupations des Espaces Publics.

La nécessité de mettre un terme à la prolifération inquiétante des occupations illicites et l’appropriation de fait des espaces publics constitue une évidence pour tous. En effet, la prolifération de ce type d’occupations constitue un frein réel au développement harmonieux de nos villes et ne répond pas aux exigences d’un développement cohérent de l’extension des centres urbains.

Ces occupations anarchiques et non planifiées hypothèquent le développement urbain durable et pose le problème insoluble des déplacements de population et de réhabilitation des quartiers spontanés.

Elle constitue également une tentative de remise en question du rôle des services de la palification et de la gestion urbaine. Ainsi, il est apparu nécessaire que l’Etat puisse se doter d’une structure opérationnelle.

C’est dans ce cadre qui est prévu la création d’une Direction de Contrôle des Occupations des Espaces Publics (DIRCOEP) qui a pour mission essentielle la surveillance, la prévention et le contrôle des espaces publics. Elle sera chargée de veiller au respect des plans et des régalements d’urbanismes mise en place en matière de gestion des espaces publics. L’adoption de ce projet de Loi vise à répondre aux besoins d’avoir une entité administrative agissant en tant que police urbaine chargée de la surveillance et de la prévention des occupations irrégulières des espaces publics.

Ministère du Commerce.

2ème Question : Projet de Loi portant création de l’Agence Djiboutienne des Normes et de la Qualité.

Le projet de Loi a pour objet la création de l’Agence Djiboutienne des Normes et de la Qualité. La situation actuelle de la République de Djibouti en matière d’infrastructure qualité et de l’évaluation de la conformité est caractérisée par l’absence des structures opérationnelles ayant en charge la normalisation et la métrologie. Les normes jouent un rôle important dans notre vie de tous les jours sans que nous en soyons réellement conscients. Ces sont des facteurs clés du développement économique et industriel.

Il s’agit d’un précieux outil pour la modernisation et l’atteinte des objectifs du millénaire et l’amélioration des standards de la santé publique et la professionnalisation de la gouvernance. L’Agence Djiboutienne des Normes et de la Qualité (ADN) aura la charge d’élaborer et d’homologuer les normes de tous les secteurs d’activités, d’assurer la certification de la conformité des normes, de promouvoir les normes et la qualité auprès des administrations publiques et parapubliques et des organismes du secteur privé, de suivre la coopération avec les organismes internationaux. Elle constituera un levier stratégique de la politique économique nationale de nature à permettre aux acteurs économiques d’obtenir des avantages concurrentiels dans les échanges à travers notamment la production et l’exploitation des produits locaux répondant aux exigences en matière des normes internationales. A travers l’évaluation de la conformité, l’Agence sera aussi capable à terme de donner la confiance aux importations et exportations de la loyauté des transactions commerciales avec notre pays.

Ministère de la Justice et des Affaires Pénitentiaires, chargé des Droits de l’Homme.

3ème Question : Projet de Décret portant nomination du Directeur Général de l’Ecole Nationale d’Etude Judiciaire.

  1. Mag-Teerey Ibrahim Ahmed, est nommé Directeur Général de l’Ecole Nationale d’Etude Judiciaire.

4ème Question : Projet d’Arrêté portant agrément à la profession d’huissier de justice.

Le présent projet d’Arrêté a pour objet l’agrément à l’exercice de la profession d’huissier de justice à Nagwa Naguib Ali Taher, conformément aux dispositions de l’article 5 de la Loi relative à la profession d’huissier de justice.

Ministère de l’Energie chargé des Ressources Naturelles.

5ème Question : Projet d’Arrêté portant conditions, modalités d’octroi, de suspension et de retrait de l’agrément d’exercice de l’audit énergétique.

L’audit énergétique obligatoire s’inscrit dans la stratégique énergétique du gouvernement qui vise à réduire les besoins énergétiques en améliorant l’efficacité de la consommation dans un contexte de forte dépendance à l’international. Tous les établissements publics et privés sont assujettis à cet audit.

A cet effet, un prestataire externe est reconnu compétent pour réaliser un audit énergétique s’il est titulaire d’un signe de qualité dans chacun des domaines dans lequel il réalise l’audit énergétique conforme à un référentiel d’exigence de moyen et des compétences. Le présent projet d’Arrêté définit et fixe les conditions et les modalités de délivrance, de suspension et de retrait de l’agrément d’exercice de l’audit énergétique.

Ministère du Travail chargé de la Réforme de l’Administration.

6ème Question : Projet de Décret portant nomination.

  1. Daoud Ali Abdou, est nommé Directeur Général par intérim de l’Autorité de l’Aviation Civile, au Ministère de l’Equipement et des Transports.

Communication.

En fin de séance, le Ministre de la Santé a fait une communication sur le Plan National de Développement Sanitaire 2020-2024.

Il a rappelé que ce nouveau document a fait l’objet d’un processus d’élaboration participatif, est destiné à être le véritable outil de pilotage du secteur de la santé et de coordination de l’aide internationale pour les cinq prochaines années. En effet, le PNDS est un cadre de référence qui s’articule autour de cinq grandes priorités stratégiques à savoir une offre équitable de soins de qualité disponible pour tous et partout dans le pays et qui répond aux besoins des populations, l’intégration des prestations des soins promotionnels, préventifs et curatifs de qualité axées sur les soins de santé primaire et adaptés au contexte épidémiologique et socioculturel du pays, une bonne gouvernance dans la gestion des services de santé renforcée à travers une recevabilité accrue, un financement adéquat et durable pour assurer la Couverture Sanitaire Universelle et un système d’information sanitaire performant avec des données de qualité disponible et utilisées en temps réel.

Il a également souligné qu’un accent particulier a été mis sur les soins de santé primaires et les ressources humaines.

Il a informé qu’à la lumière de la nouvelle donne mondiale marquée par la pandémie Covid-19 et de l’impact incontestable sur tout le système de santé, une revue du document a dû être faite.

Cet exercice avait pour but ultime de contextualiser chacun des piliers du renforcement du système de santé à la réponse adaptée aux menaces de la sécurité sanitaire.

Les leviers essentiels que sont le renforcement communautaire, la préparation aux urgences sanitaires, la communication de risques, la coordination multisectorielle ainsi que les principes de solidarité, de résilience, d’équité, d’innovation ont montré leur importance cruciale dans la lutte menée et sont reflétés dans le document stratégique final.

Les Objectifs contenus dans ce document national s'inscrivent dans le cadre des priorités nationales visant à atteindre un état de santé optimal pour toute la population Djiboutienne.

 

 

Le Président de la République s’entretient par visioconférence avec le PDG de la China Merchant Group

Le Président de la République s’entretient par visioconférence avec le PDG de la China Merchant Group

Le Président de la République, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, s’est entretenu aujourd’hui, jeudi, en milieu de matinée, par visioconférence, avec M. Huang Junlong, le Président Directeur Général de la China Merchant Group, société chinoise de renommée mondiale et spécialisée dans la conception et la réalisation des projets relevant d’Infrastructures, de Finances et d’Immobilier.

L’audience de travail du Président Guelleh avec M Huang Junlong a trait à la réalisation d’un double accord entre le Gouvernement djiboutien et la China Merchant Group.

Le premier de ces accords porte sur un partenariat autour de la transformation de l’ancien Port de Djibouti en un complexe immobilier et un quartier d’affaires.

Le Président de la République, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, procédera d’ailleurs, le 08 octobre prochain, au coup d’envoi des travaux de construction de ce complexe immobilier sur le site de l’ancien Port de Djibouti.

Quant au second projet, d’une valeur d’environ 2,5 milliards de dollars, il porte sur la création d’une série d’usines de l’industrie lourde sur le site de Damerjog.

Le Président de l’Autorité des Ports et des Zones Franches de Djibouti (APZFD), M Aboubaker Omar Hadi, a pris part à l’audience de travail par visioconférence du Président de la République avec le Président Directeur Général de la China Merchant Group.

 

Le Président Guelleh décline les grandes lignes de la diplomatie djiboutienne à l’international

Le Président Guelleh décline les grandes lignes de la diplomatie djiboutienne à l’international

Le Chef de l’Etat, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, a procédé, tard dans la nuit de jeudi à vendredi (00H10), dans une allocution faite par visioconférence à la 75ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, à l’inventaire global des grands traits et orientations qui définissent la vision de Djibouti en matière de diplomatie internationale.

 Dans cette intervention, le Président de la République a fait état du caractère éminemment important que notre pays attache à la notion de solidarité des Etats dans les pratiques liées aux relations internationales.

 Il définit ensuite le règlement des litiges par la voie du dialogue comme étant un autre principe phare de souscription pour la vision de Djibouti en matière de diplomatie internationale.

  Ci-après le discours intégral du Président de la République à la 75ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

 ………..

 Louange à Dieu que la paix et la bénédiction soient sur le Prophète, sa Famille et ses Compagnons

 

Monsieur le Président de l’Assemblée Générale,

Excellences,  Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etats et de Gouvernements,

Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,

Mesdames et Messieurs,

 Monsieur le Président,

 Permettez-moi d'emblée, Monsieur le Président de vous féliciter très chaleureusement pour votre élection àla75ème session de l’Assemblée Générale.

 Cette session historique placée sous le triple signe de la commémoration du soixante quinzième anniversaire de l’ONU, du vingt-cinquième  anniversaire de la Déclaration et du Programme d’Action de Beijing ainsique de la décennie de l’action 2020-2030 pour la réalisation des Objectifs de Développement Durable, que vous avez l’insigne honneur de présider revêt une profonde signification pour les États Membres.

 Je puis vous  assurer du plein appui et de la coopération de mon pays.

 Je souhaite également adresser nossincères félicitations  à votre prédécesseur le Professeur Tijani Bande et son équipe pour les efforts déterminants déployés en vue d’assurer la continuité des activités de l’Assemblée Générale dès le début de la crise mondiale  sanitaire.

 Nous réitérons notre profonde gratitude au Secrétaire général pour la présentation de son rapport annuel contenant une analyse pertinente des enjeux globaux actuels  et des défis majeurs auxquels nous sommes confrontés. S’il ne contient pas de recette miracle, les solutions qu’il préconise constituent un antitode sûr contre le pessimisme et la tentation du désespoir.

 L’année dernière, déjà dans notre analyse de l’état du monde, nous exprimions nos préoccupations quant à certaines tendances lourdes qui se dessinaient.  Parmi celles-ci, nous citions la pauvreté, l’inégalité, le changement climatique, la faiblesse du volume d’investissement, la lenteur de la mobilisation des ressources nécessaires pour la mise en œuvre effective des objectifs de développement durable, la persistance des conflits et la montée du  terrorisme.

 Nous avions également souligné l’impact négatif que les bouleversements géopolitiques en cours, la montée des tensions dues à la guerre commerciale et les prévisions de baisse de la croissance économique pourraient avoir sur le combat contre la pauvreté et la promotion de la coopération internationale.

 Mais l’année 2020 ne ressemble en rien aux années précédentes ! Elle demeurera à jamais gravéedans les annales de l’histoire comme l’année au cours de laquelle le monde aura subi des secousses d’une violence inouïe.  L’éruption de la pandémie du COVID-19 a constitué un évènement majeur dont l’impact sanitaire, politique, économique et humanitaire aura été considérable.

 Les bouleversements majeurs qu’elle a entrainés ont eu de lourdes conséquences économiques et affectétous les secteurs de l’économie, en particulier le tourisme et le secteur de l’économie informelle, qui emploie une part importante de la population dans les pays àfaible revenu.  Les mesures de confinement que les Etats ont dû adopter pour éviter la propagation du virus ont conduit àla perte massive d’emplois et ont généréde réels problèmes de liquidité.  Le COVID-19, selon la Banque Mondiale, plongerait l’Afrique dans sa première récession depuis plus de 25 ans.

 Les projections sur le creusement des déficits publics au sein de nos pays sont préoccupantes.  D’où l’importance d’une réponse appropriée des institutions financières internationales et des partenaires bilatéraux en faveur des pays en voie de développement qui, certes, fournissent des efforts considérables pour faire face àla crise mais qui, de toute évidence, ne pourront parvenir seuls àen contenir les effets dévastateurs.

 La pandémie du COVID-19 a affectéd’une manière disproportionnée les femmes, les enfants, les personnes âgées, les migrants et les réfugiés.  Nous devons veiller à ce que dans notre riposte une attention prioritaire soit consacrée àces catégories de la population.

 Qu’il me soit permis ici de souligner ànouveau l’importance critique d’accélérer nos efforts en vue de réaliser l’objectif 5 des ODD qui est de parvenir àl’égalitédes sexes et l’autonomisation de toutes les femmes et les filles, socle transversal àla réalisation du programme du développement durable d’ici 2030.

 

Monsieur le Président,

 Nous avons, à Djibouti, pris très vite la mesure de la gravitéde la crise et avons mis en place des mesures sanitaires urgentes afin de contenir la propagation du virus.  Grâce à une politique de contrôle des frontières, de confinement, de politiques de tests massifs et de traitement de personnes infectées, le bilan que nous dressons aujourd’hui est largement satisfaisant. 

 Nous voudrions ici saluer l’ensemble du personnel de santé dont le professionnalisme et le dévouement auront été exemplaires.  Ce succès, nous le devons également à la coopération de la population djiboutienne dont ladiscipline et la motivation dans le combat contre le COVID-19 est pour nous une source d’inspiration.

 

Nous saluons également la résilience face àla prolifération de fausses informations qualifiées« d’infodémics »par l’OMS.Ce n’est qu’à travers l’instauration de rapports de confiance, de dialogue véritable et permanent avec les citoyens que l’on peut venir àbout de cette épidémie.

 En dépit des succès obtenus, notre action se caractérise par le rejet de la complaisance et l’exhortation àune vigilance de tous les instants.

 S’agissant de l’impact de la crise du COVID-19 sur l’économie et l’emploi, même s’il est difficile de mesurerles effets àmoyen et long terme, en particulier sur le trafic maritime, Djibouti, àl’instar des autre pays africains, a été frappée de plein fouet par cette crise sanitaire.  Nous avons, en réponse, entrepris des mesures d’urgence visant à soutenir l’économie et l’emploi et crééun fonds spécial pour la solidaritésociale et de lutte contre le coronavirus.  Ces mesures ont eu pour effet de contenir les effets de la crise et nous avons pu également compter sur le soutien précieux des institutions financières internationales telle que la Banque Mondiale, le FMI, la BAD et l’appui des pays amis.

 Il va sans dire qu’en raison de sa vulnérabilité aux chocs exogènes, les perturbations durables de la chaîne d’approvisionnement global, la baisse des fluxd’investissements directs étrangers, les effets perturbateurs du changement climatique et le flux continu de réfugiés fuyant l’instabilitéet les conflits, Djibouti espère compter davantage sur la solidaritéde ses partenaires et amis.

 Monsieur le Président,

 En dépit du lien étroit établi par les scientifiques entre le changement climatique et la pandémie du COVID-19, et l’explosion possible de zoonoses, les efforts dans la mise en œuvre des Accords de Paris n’ont pas enregistré les progrès escomptés.  Devant la gravité de la crise sanitaire et l’attention médiatique exclusive accordée au COVID-19, le changement climatique a été reléguéau rang de prioritésecondaire. 

 Mais qu’on ne s’y trompe pas ! il nous faut rester vigilants !De l’attention que l’on portera au combat contre le changement climatique et de ressources qu’on déploiera dans ce sens dépendra  notre succès dans les efforts de prévention de pandémies futures!

 

Monsieur le Président,

 L’onde de choc provoquée par la pandémie pourrait avoir également un impact délétère sur la lutte contre le terrorisme et la gestion de conflits dans de nombreux théâtres.  Certains groupes terroristes y ont vu une opportunité pour se réorganiser et profiter du vide sécuritaire créépar la lutte contre le COVID-19.  Les opérations de maintien de la paixen dépit de difficultésinitiales ont heureusement pu s’adapter et se réorganiser afin de poursuivre le mandat vital qui leur ait confié. 

 

L’appel au cessez-le feu lancépar le Secrétaire Général a étélargement entendu et nous soutenons l’exhortationqu’il a lancée àla communautéinternationale à« redoubler d’efforts afin qu’il devienne une réalité d’ici àla fin de l’année ».

 Monsieur le Président,

 Nous nous félicitons des progrès économiques et politiques enregistrés en Somalie en dépit du triple choc du COVID-19, l’invasion des criquets et des inondations dévastatrices.  Les résultats des consultations initiées à Dhusamareb, l’accord sur un modèle électoralet l’élection d’un nouveau Premier Ministre sont autant de motifs de croire et d’espérer que la Somalie soit engagée sur une trajectoire positive et irréversible vers une paix et stabilité durables.

 

Nous appuyons fermement la mission de l’AMISOM dont l’objectif vise àdégrader la menace que pose Al-Shabab.  Nous appelons la communauté internationaleà continuer de fournir le soutien matériel logistique et financier adéquat. 

 

Nous suivons avec attention la mise en œuvre de l’Accord de Revitalisation qui a permis l’instauration d’un gouvernement de Transition d’Unité Nationale au Sud-Soudan.  Nous formons le vœu que les groupes armés non-signataires de l’Accord se rallieront dans les meilleurs délais aux efforts de paix conduits par la région et soutenus par la communautéinternationale.  Le peuple du Sud-Soudan est las de la guerre !  Il a consenti d’énormes sacrifices! Il mérite la paix!

 

Djibouti réitère son soutien aux efforts visant àréaliser une paix durable au Yémen en conformitéavec la résolution 2216 (2015) du Conseil de sécurité, l’initiative du Conseil de Coopération du Golfe  et les décisions de la Conférence Nationale de Réconciliation.  Nous appelons en outre les parties prenantes à travailler de bonne foi afin de mettre en œuvre les dispositions de l’Accord de Riyad et réaffirmons notre attachement à l’unité et l’intégrité territoriale du Yemen.

 Nous demeurons extrêmement préoccupés par le risque environnemental majeur et la menace de marée noire que pose le tanker pétrolier FSO Tanker. Nous exhortons les rebels Houthis à coopérer de toute urgence avec les experts des Nations Unies, afin qu’ils puissent mener les inspections adéquats et les travaux urgents nécessaires, afin d’endiguer la menace.

 Monsieur le Président,

 Nous avons célébré virtuellement le 21 septembre dernier la commémoration du 75ème anniversaire de la création des Nations Unies et avons saisi l’opportunitépour réaffirmer la place centrale que doit occuper notre organisation dans les efforts collectifs visant àrelever les défis auxquels nous sommes confrontés.

La lutte contre la pandémie du COVID-19 nous dicte l’impérieux devoir de collaborer et de travailler ensemble car il est maintenant avéréque si un de nous est en danger, nous sommes tous en danger !  Ce n’est pas une formule creuse ou une généralisation superficielle.

 Les coûts en vies humaines et en pertes économiques sont est une démonstration concrète du danger de l’inaction.

Afin de sauver des vies, protéger les plus vulnérables et reconstruire sur des bases plus solides, il nous faut agir d’urgence et cet engagement doit s’inscrire dans la durée. Oui, les temps peuvent paraître sombres ! Mais c’est « làoù le danger croît, comme dirait le poète allemand Hölderlin, que croît également ce qui sauve !

Vive la solidarité internationale ! vive la coopération internationale ! et vive les Nations Unies !

 

            Je vous remercie de votre attention

 

Discours du président de la République à l’Assemblée générale annuelle de l’ONU

Discours du président de la République à l’Assemblée générale annuelle de l’ONU

Louange à Dieu. Que la paix et la bénédiction soient sur le Prophète, sa famille et ses compagnons

Monsieur le Président,

Excellences, Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etats et de Gouvernements,

Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,

Mesdames et Messieurs

Nous nous félicitons de l’Organisation de cette session spéciale dédiée à la commémoration du 75ème anniversaire des Nations-Unies. Cet anniversaire est un moment symbolique de commémoration qui invite à entreprendre une œuvre de réflexion collective et poser un regard à la fois rétrospectif et prospectif.

Nous réitérons notre profonde gratitude aux Etats qui, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, se sont réunis afin de fonder l’Organisation des Nations Unies afin de trouver des solutions communes aux défis sécuritaires et économiques auquel le monde était confronté.

Il ne s’agit pas pour nous ici de dresser un inventaire exhaustif des nombreuses réalisations de notre organisation.

L’architecture basée sur les règles qu’elle a contribué à instaurer et la promotion de la coopération internationale ont été déterminants dans la construction d’un monde plus sûr.

L’énonciation de priorités claires et la définition d’un cadre d’action basé sur le partage de fardeau entre les Etats ont permis d’avoir un impact significatif et de réaliser beaucoup des objectifs énoncés dans la Charte des Nations Unies.

Si l’on reconnait indubitablement les gains, il est également vrai que les Nations-Unies ont toujours fait l’objet de critiques.

Certaines sont subtiles et contribuent à fertiliser une pensée critique qui a permis d’identifier des pistes de réformes. D’autres sont accablantes et sont formulées sans nuances.

Elles sont suffisamment connues. Je ne les répéterai donc pas. Le résultat en est que les Nations Unies ont constamment été sommés de se réformer, de se réinventer afin de continuer à garder une certaine pertinence et continuer à jouer un rôle central dans les affaires du monde.

Ce diktat de l’adaptation constante n’a jamais été aussi urgent et vital ! Les assauts perpétuels que subissaient l’organisation et la mise en crise de l’essence même du multilatéralisme, ont été aggravés par la crise existentielle que pose le COVID-19 pour la communauté internationale.

La pandémie du COVID-19 a affecté tous les domaines d’action des Nations Unies et a remis en cause les gains obtenus en matière de réalisations du développement durable. Elle pose avec acuité l’urgence d’un réengagement massif en faveur d’une action collective globale. Nous exprimons notre profonde gratitude au Secrétaire Général pour l’élaboration de la réponse globale au COVID-19 et son rôle actif de porte parole auprès des institutions financières multilatérales pour un soutien conséquent en faveur des pays vulnérables.

Notre reconnaissance va à l’endroit de l’équipe UN75 qui a lancé « la plus grande conversation du monde », une vaste consultation à l’échelle du système des Nations Unies qui a permis de collecter, les contributions de tous, en particulier, des jeunes qui réverbèrent les préoccupations contemporaines concernant un avenir plus juste et des solutions créatrices visant à relever les défis du présent.

Dans un monde incertain aux réalités mouvantes nous devons réaffirmer avec force notre foi dans le multilatéralisme et l’importance centrale des Nations Unies. Tirons les leçons des 75 ans d’existence de notre organisation, et attachons-nous à bâtir ensemble une trajectoire qui évite les périls et nous permette d’identifier les opportunités et les potentialités qui s’offrent à nous.

Ce qui importe, c’est l’avenir ! Il nous faut, dès à présent, se mettre à le forger !